Près de neuf ans après son entrée en hibernation, la classique série fait un comeback inattendu, en ligne et, pour l'instant, exclusif au territoire chinois, nouvelle tentative des éditeurs occidentaux de coloniser un marché en pleine explosion.
Production de Peter Molyneux et du mythique studio Bullfrog (Populous, Syndicate, Theme Hospital, etc.), le titre original sorti sur PC en 1997 a gagné ses galons de classique en mettant sans dessus dessous les conventions habituelles du médiéval fantastique : désormais "maître du donjon", le joueur avait en effet la tâche de recruter lui-même son armée de créatures malfaisantes et de construire son propre réseau de galeries, truffé de pièges à l'intention des héros contrôlés par l'ordinateur. L'exotisme de l'expérience trouvait son écho dans une mécanique de gameplay inédite pour l'époque, mélange libre d'éléments de rôle, de stratégie temps réel et de gestion. Après la sortie d'une suite en 1999 et le développement vite avorté d'un troisième volet en 2000, la série n'a cependant plus donné aucun signe de vie, une longue hibernation rendant l'annonce d'aujourd'hui encore plus étonnante. Selon le communiqué de NetDragon, le studio chinois développera et lancera un MMORPG basé sur l'univers Dungeon Keeper, sous licence exclusive d'Electronic Arts. Aucun détail conceptuel n'a été révélé, la société confirmant uniquement avoir accès à tous les "thèmes, personnages et autres contenus" liés à la série.
Drôle de deal, au premier abord ; mais ce n'est pourtant pas le premier de son genre. D'autres éditeurs occidentaux ont en effet déjà laissé certaines de leurs franchises s'aventurer à l'Est, souvent en partenariat avec des opérateurs locaux. En début d'année, le même NetDragon a ainsi lancé en Chine un Heroes of Might and Magic Online, déclinaison MMO de la série de jeux de stratégie tour par tour, sous la supervision du propriétaire Ubi Soft. Même chose chez THQ : développé spécifiquement pour ce marché, Company of Heroes Online adapte l'expérience stratégie temps réel de la version originale PC à un modèle de jeu gratuit, financé par les micro-transactions. Le phénomène a une explication pratique : le taux de piratage battant tous les records dans le pays, abonnements et péages divers constituent l'un des seuls moyens de pénétrer financièrement un marché en pleine explosion. "Toute l'industrie du jeu vidéo rêve de faire affaire dans le pays (population officielle : 1.3 milliards de personnes, un chiffre qui monte jusqu'à 1.7 milliards selon certaines estimations), mais personne ne sait comment s'y prendre, expliquait Tim Holman, producteur de Company of Heroes Online, en avril dernier. Généralement, les éditeurs localisent un jeu puis le jettent par-dessus la barrière avant de se demander pourquoi il ne s'est pas vendu. Il y a une grosse différence entre adapter à la langue et adapter à la culture – si vous optez pour la première solution, ce n'est même pas la peine."
Electronic Arts confirme : pour l'éditeur, le partenariat Dungeon Keeper est vu comme une opportunité "de faire connaître ses produits dans la région chinoise". En ce sens, il n'est encore pas certain que le futur titre connaisse une sortie hors de ces territoires (seuls des marchés tels que Hong Kong, Taïwan et Macao semblent pour le moment visés), même si NetDragon n'exclut pas tout à fait une telle éventualité. "Nous sommes certains que Dungeon Keeper Online non seulement sera un succès en Chine mais réalisera également des performances admirables à l'étranger," déclare le président du studio.
Drôle de deal, au premier abord ; mais ce n'est pourtant pas le premier de son genre. D'autres éditeurs occidentaux ont en effet déjà laissé certaines de leurs franchises s'aventurer à l'Est, souvent en partenariat avec des opérateurs locaux. En début d'année, le même NetDragon a ainsi lancé en Chine un Heroes of Might and Magic Online, déclinaison MMO de la série de jeux de stratégie tour par tour, sous la supervision du propriétaire Ubi Soft. Même chose chez THQ : développé spécifiquement pour ce marché, Company of Heroes Online adapte l'expérience stratégie temps réel de la version originale PC à un modèle de jeu gratuit, financé par les micro-transactions. Le phénomène a une explication pratique : le taux de piratage battant tous les records dans le pays, abonnements et péages divers constituent l'un des seuls moyens de pénétrer financièrement un marché en pleine explosion. "Toute l'industrie du jeu vidéo rêve de faire affaire dans le pays (population officielle : 1.3 milliards de personnes, un chiffre qui monte jusqu'à 1.7 milliards selon certaines estimations), mais personne ne sait comment s'y prendre, expliquait Tim Holman, producteur de Company of Heroes Online, en avril dernier. Généralement, les éditeurs localisent un jeu puis le jettent par-dessus la barrière avant de se demander pourquoi il ne s'est pas vendu. Il y a une grosse différence entre adapter à la langue et adapter à la culture – si vous optez pour la première solution, ce n'est même pas la peine."
Electronic Arts confirme : pour l'éditeur, le partenariat Dungeon Keeper est vu comme une opportunité "de faire connaître ses produits dans la région chinoise". En ce sens, il n'est encore pas certain que le futur titre connaisse une sortie hors de ces territoires (seuls des marchés tels que Hong Kong, Taïwan et Macao semblent pour le moment visés), même si NetDragon n'exclut pas tout à fait une telle éventualité. "Nous sommes certains que Dungeon Keeper Online non seulement sera un succès en Chine mais réalisera également des performances admirables à l'étranger," déclare le président du studio.
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01.07.2009
30.06.2009
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